Angoisse de la page blanche

Il paraît que des écrivains, des auteurs en tout genre seraient victimes du syndrome de la page blanche voire de l’angoisse de la page blanche.

Mais qu’est-ce donc que cette angoisse de la page blanche parfois mal connue des non scribouillards ?

En tant que journaliste d’investigation, j’ai fouillé la question car oui, une question se fouille, au cas notamment où elle n’aurait pas ses papiers, question de sécurité. Bref !

L’angoisse de la page blanche représente un handicap majeur pour l’écrivain au point qu’il lui est impossible d’ouvrir un bottin par exemple ; vous me direz qu’il peut consulter les pages jaunes, certes et ainsi trouver un nègre, certes encore !

Oui mais si lui veut chercher un non professionnel, hein ?

pages blanches

Pour vous rendre compte, prenez les pages blanches et observez !

Comme vous êtes sûrement quelqu’un, ouvrez à la page des Q par exemple, vous aurez peut-être de la chance.

Que voyez-vous ?

Des centaines de gens avec des Q alors que vous croyiez être unique, eh oui vous avez le Q banal !!!

Que voyez-vous encore ?

Une pléiade de noms, d’adresse, de numéros de téléphone, en un mot une liste énorme évoquant fielleusement une liste électorale et ainsi la victoire d’un certain président, qui lui a du Q alors qu’en fait c’est un K!!!

Y’a de quoi être angoissé non ?

D’autre part, les noms sont inscrits dans la couleur noire, pourquoi la couleur noire, hein ?

Le noir symbole de deuil, des abysses est-il utilisé par hasard ou par dessein ?

Non assurément non, cette page nous rappelle à notre funeste destin limité au forfait vie et non all inclusive, de quoi perdre un moral déjà peu vaillant par les temps qui marchent, oui même les temps dépriment, ils ne courent plus .

Maintenant, la typographie minuscule dévolue au poids de l’ouvrage dissimule mal l’intention véritable de persécution du presbyte rejeté, condamné au rallongement de ses bras ou au port de jumelles pour finalement demander assistance au myope le plus proche qu’il n’a du reste, même pas vu venir.

Ces mêmes caractères lilliputiens tellement minuscules qu’ils se fondent dans la masse informe de ces deux pages, blanches au départ, confusément noires à l’arrivée et nonobstant démonstratrices de notre insignifiance létale dans un monde numéroté et bio métrique.

Alors c’est pas angoissant une page blanche, hein ?

Evitons cela par le recours à des ouvrages à l’encre sympathique au bon caractère et pour le cas d’une recherche, allons sur internet, c’est plus simple.

En tout cas, je ne connais pas l’auteur des pages blanches mais il est pistonné car chaque année il réedite son œuvre avec les mêmes protagonistes et tout le monde l’acquiert ;

Ah, c’est France Telecom ? Une femme alors ?

Elle a dû coucher, c’est sur pour obtenir un tel succès.

Vous voyez tout ce qui se cache derrière les pages blanches, je vous aurai prévenu.

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